Driss Jettou resserre l’étau autour des «caisses noires» de l’Etat

Quelque 725 établissements publics sont dans la ligne de mire de Driss Jettou, premier président de la Cour des comptes, révèle le quotidien Assabah dans son édition du lundi 23 octobre. Citant des sources proches du dossier, le quotidien affirme, en effet, que Driss Jettou a entrepris de resserrer l’étau autour de ces établissements qui contribuent à l’investissement public à hauteur de 128 milliards de dirhams et à un chiffre d’affaires dépassant 221 milliards de dirhams. Le président de la Cour des comptes opte ainsi pour une nouvelle approche dans la gestion des comptes financiers, dans l'objectif de promouvoir la transparence. Selon les sources d’Assabah, Driss Jettou est bien décidé à appliquer la Constitution et la loi organique des finances pour opérationnaliser le contrôle et l’audit des comptes de 74 caisses noires qu’aucune autre institution constitutionnelle n’a pu approcher et qui restent un "mystère" aussi bien pour les ministres que pour le chef du gouvernement. Le président de la Cour des comptes a donc mis en place une stratégie permettant aux magistrats d’auditer et contrôler les comptes publics, au nom du principe de «la sincérité budgétaire», qui passe par la certification des comptes de l’État. Le premier président de la Cour des comptes, qui effectuera des missions de contrôle judiciaire, cherche à mettre à niveau les outils d’audit et de contrôle utilisés par les magistrats. Il compte, à ce propos, se baser sur les comptes nationaux pour comparer les informations livrées par le ministre et les données reçues par la Cour des comptes. Pour rehausser le niveau et les compétences de la Cour des comptes dans ces domaines, Driss Jettou a signé une convention de jumelage entre l’institution qu’il dirige et la Cour française des comptes, ainsi que le National Audit Office britannique. Une enveloppe de 2,1 millions d’euros a été consacrée à ce projet, ce qui permettra à Driss Jettou de faire appel à 50 experts qui travailleront, pendant 24 mois, à l’amélioration des outils de travail de l’institution et à la mise en place de mécanismes de suivi pour l’exécution de la Loi de Finances et l’évaluation des projets et des politiques publiques. 

Les femmes exclues des hautes fonctions

Les femmes sont de plus en plus nombreuses au sein de la fonction publique. Elles restent cependant exclues des hautes fonctions, rapporte le quotidien Akhbar Al Yaoum dans son édition du lundi 23 octobre. Le rapport sur "le Budget axé sur les résultats tenant compte de l'aspect Genre" et accompagnant le Projet de Loi de Finances (PLF) 2018 révèle, en effet, qu'à peine 19.09% des hautes fonctions sont occupées par des femmes. 23,2% de ces femmes nommées à des postes à responsabilités sont des chefs de service, tandis que 10,7% d'entre elles occupent des postes de secrétaires généraux, 10% des postes de chefs de département et 4% des postes d’inspecteurs généraux. Le rapport cité par Akhbar Al Yaoum ajoute que le pourcentage de féminisation de la fonction publique a atteint 35%. Deux départements ministériels concentrent 75% des femmes fonctionnaires, soit le ministère de la Santé et celui de l’Education nationale. Le journal précise, par ailleurs, que les femmes fonctionnaires de plus de 40 ans représentent 54% du nombre total des employées de l’État. Celles de 30 ans et moins représentent, quant à elles, 18%. Le quotidien souligne que le ministère qui emploie le moins de femmes à de hautes fonctions est le ministère de la Justice (12%). Le taux de femmes juges ayant pu atteindre des postes à responsabilités est à peine de 6%, en 2016. Ce qui est paradoxal, car les femmes représentent 44,1% de l’effectif total du ministère. Le ministère qui a réussi à atteindre l’objectif de la parité est le ministère délégué chargé des Affaires générales et de la gouvernance. Alors que les femmes y représentent 45,5% de l’effectif total, celles ayant des postes à responsabilités représentent 55% des fonctionnaires de ce ministère. De plus, 73% des postes de chefs de service sont occupés par des femmes. 

Revue du Web: les réseaux sociaux algériens s'insurgent contre les propos surréalistes de leur MAE

Les propos diffamatoires du Ministre algérien des Affaires étrangères, la qualification du Wydad de Casablanca pour la finale de la CAF Champions League, Hakim Ziyech qui n’a pas hésité à humilier El Ahmady, un motard qui sauve un chaton... Round up. Les propos diffamatoires du ministre algérien des Affaires étrangères ont été LE sujet du weekend. Pour rappel, Abdelkader Messahel, le ministre algérien, avait déclaré, vendredi, que les banques marocaines blanchissaient l'argent du haschich. Un si grand pays aux mains de si petits hommes #pauvrealgerie https://t.co/a6fBBfz7Bp Apres les déclarations de mesahel je pense qu une intervention de la DEA s impose Bonsoir @Messahel_MAE. Vous n'avez pas honte ? #NotInMyName https://t.co/KyyLhCRZCz Cela étant dit. On peut faire confiance à Messahel quand il parle de Zetla. Il a l'air de consommer de la bonne. Images exclusives du discours de Mr Abdelkader Messahel pic.twitter.com/IbU4IK8aNs خطابات سياسية عقيمة لا ترتقي الى الدبلوماسية المعهودة نحن كلنا مغاربة نتخبط في دوامة التخلف و الفوضى ، "Maroc ... Makan walou ...wahed ma yekhle3na" dixit #Messahel l'état de transe arrive dans la hedhra du FCEhttps://t.co/LGtN6b0ncR Le ciel au Maroc comporte autre chose que des nuages et ça tout le monde le sait #tweetcommemessahel La Tanjia, cette délicieuse tanjia y'a autre chose que de la viande dedans et tout le monde le sait #TweetCommeMessahel Voici comment @Messahel_MAE imagine les vols de la RAM#Algerie #Maroc #Not_In_My_Name pic.twitter.com/YQtUg0BwkE التصريح الأخير الذي أطلقه وزير الخارجية الجزائري بخصوص الجارة المغرب لا يقوله عاقل في كامل وعيه !! Sans transition, ou presque, les réseaux sociaux, toutes couleurs confondues, ont salué la qualification du Wydad de Casablanca pour la finale de la CAF Champions League... Wydad a gagné grace au hachich, cette fois c'est le ministre des sports algérien qui va le dire... Ce soir je vous présente le wydad pic.twitter.com/Hg5M8xHYhk Bravo wydad Al oumma ....fier de vous ...on avait perdu une finale en CL du temps où j’étais Ministre du sport en 2011...on va la gagner en 2017 inchAllah! Go go Wac ...et bonne chance au Fus pour une finale 100% Marocaine! Le #ministre des AE #Algérien : Le #Wydad n'a pas gagné l'USM d'Alger qu'avec des buts#CAF #foot #WAC2017 #Alger #casablanca Ambiance folle hier après Le 3eme but du Wac. BARça What?? Wydad my Friend !!! @XAVSMA pic.twitter.com/uvYZ0Y2K7C La joie des Wydadi après la victoire face aux Algérois de l’USMA pic.twitter.com/AB91T1sT55 Si l'USMA a perdu . c'est a cause de la pelouse elle est trop parfaite. Ils doivent l'arroser avec du S7ouur !#tweetcommemessahel #WACUSMA pic.twitter.com/xZZNpIq7fH Football: quand un international marocain fait un petit pont à l'un de ses concitoyens Hakim Ziyech n’a pas hésité à humilier El Ahmady, son coéquipier en sélection nationale... Le petit pont tout en lucidité et finesse de Hakim Ziyech sur son ami et coéquipier en sélection, Karim El Ahmadi. pic.twitter.com/21xtVlohLJ Au Portugal, alors que le pays lutte contre les feux de forêt avec l’appui de pays voisins, dont le Maroc, la vidéo d’une tornade de feu fait le buzz sur la Toile. La bonne action de la semaine est à mettre au crédit de ce motard qui a eu pitié d’un chaton effrayé au milieu de la chaussée, sous une pluie battante. Bravo!  

Pourquoi tout ce qu’a dit Messahel contre le Maroc est archi-faux

Aucun pays de la région ne trouve grâce aux yeux d’Abdelkader Messahel. Sa sortie, en fin de semaine, devant les opérateurs économiques de son pays a certes réservé la part belle au Maroc, dont il a accusé les banques et la compagnie aérienne d’être prospères uniquement grâce à l’argent de la drogue. Le Maroc semble ainsi cristalliser toute la haine que voue Massahel à tous les pays voisins. Parce que le ministre s’en est également pris à des pays comme la Tunisie et l’Égypte. «L’Égypte a de gros problèmes économiques et passe son temps à prêter (entendez, emprunter) de l’argent…La Tunisie a des difficultés énormes…Le Maroc est une zone de libre-échange pour des sociétés françaises qui viennent, s’installent et font travailler quelques Marocains. Pour Doing Business, il n'y a que l’Algérie», résume ainsi le ministre des Affaires étrangères. Le rapport Doing Business 2017 de la Banque mondiale a classé le Maroc au 68e rang parmi 190 économies. Le pays est 1er en Afrique du Nord, 3e en Afrique et 4e au niveau de la région MENA. Référence essentielle pour les investisseurs, les bailleurs de fonds, les autres institutions internationales et les agences de notation, ce rapport indiquait que le Maroc a amélioré son classement international de 29 places, passant du 97e rang en 2012 au 68e actuellement. Sur le plan africain, le Maroc a réussi à améliorer son classement continental de cinq places, passant de la 8e position en 2012 à la 3e place dans le classement actuel, derrière l'île Maurice (49e) et le Rwanda (56e), et devançant l'Afrique du Sud (74e), la Tunisie (77e), l'Égypte (122e) et le Sénégal (147e). Ceci, alors que l’Algérie est classée au 156e rang mondial. Le Maroc avance donc et même la Tunisie et l’Égypte «en difficulté» arrivent à faire mieux que l’Algérie. En 2016, et dans le même classement Doing Business, le Maroc était arrivé à 75e place au niveau mondial. L’Algérie, elle, était à la 163e position. On retiendra que la Tunisie était arrivée cette année-là en 74e position, soit devant le Maroc, et que l’Égypte était arrivée 131e devant l’Algérie. Le Maroc avait gagné 5 places au passage. «La région Moyen-Orient et Afrique du Nord est celle qui a le plus faible niveau de transparence et de participation du public à l’élaboration des réglementations, à l’exception notable du Maroc», lit-on dans le rapport Doing Business 2016. Le classement Doing Business 2015 élaboré par la Banque mondiale classait le Maroc à la 71e place sur 189 pays. Le précédent classement, celui de 2014 plaçait le Maroc à la 87e place. L’Algérie, elle, était 154e en 2015 et 147e en 2014. La Tunisie était 60e en 2015 et 56e en 2014. L’Égypte était 112e en 2015 et 113e en 2014. Autant dire que le ministre algérien pèche par sa grande ignorance et son peu de maîtrise des sujets qu’il évoque. Reste aussi la manière. Son discours à l’égard du Maroc est indigne. Les propos qu’il tient à l’égard des pays voisins le sont tout autant. Comment un ministre des Affaires étrangères, censé travailler nuit et jour pour améliorer l’image de son pays, peut-il, avec des propos dignes des cafés du commerce, salir à ce point cette même image? L’Algérie est-elle tellement en panne de compétences pour désigner un responsable aussi ignorant ne disposant pas du minimum de savoir, de savoir-faire et de savoir-être que lui impose son poste? Une chose est sûre, jamais un responsable algérien, même dans les temps les plus troubles des relations entre les deux pays, n’est tombé aussi bas. Dommage pour un pays qui a certes du potentiel mais qui renvoie une piètre image de lui-même, celle d’une nation en déconfiture!

Moulay El Hassan préside la remise du Grand prix Mohammed VI de saut d’obstacles

Le prince héritier Moulay El Hassan a présidé, dimanche après-midi au Parc d'expositions Mohammed VI d’El Jadida, la cérémonie de remise du Grand Prix SM le Roi Mohammed VI de saut d’obstacles, comptant pour la 3ème et dernière étape du 8ème Morocco Royal Tour, un concours international de quatre jours disputé dans le cadre de la 10ème édition du Salon du cheval, organisée sous le haut patronage du roi. A son arrivée au Parc d’expositions Mohammed VI, le prince héritier Moulay El Hassan a été accueilli par Moulay Abdellah Alaoui, président de la Fédération royale marocaine des sports équestres (FRMSE), avant de passer en revue un détachement de la garde royale qui rendait les honneurs. Le prince héritier Moulay El Hassan a été ensuite salué par le ministre de l'Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, Aziz Akhannouch, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Rachid Talbi Alami, le wali de la région de Casablanca-Settat, gouverneur de la préfecture de Casablanca, Abdelkébir Zahoud, le président du Conseil de la région, Mustapha Bakkoury et par le gouverneur de la province d’El-Jadida, Mohamed Amine El Guerrouj. Le prince héritier a été également salué par le président du Conseil provincial d'El Jadida, le président du Conseil communal, le président de la commune de Haouzia, les représentants de l'autorité civile et militaire de la province d'El Jadida ainsi que par les membres du conseil d'administration de l'Association du salon du cheval. Par la suite, et sous les ovations du public venu nombreux à la carrière A du Parc d’Expositions Mohammed VI, le prince héritier Moulay El Hassan a pris place à la tribune d’honneur d’où Son Altesse Royale a assisté aux épreuves du Grand Prix SM le Roi Mohammed VI, remporté par la cavalière belge Virginie Thonon montant "High Tech Vy De Septon" au terme de la deuxième manche qui a connu la participation de 12 cavaliers représentant six pays, à savoir la Belgique, la France, la Suisse, le Qatar, l’Egypte et la Jordanie. Au terme de cette compétition, organisée par l’Association du Salon du cheval, sous l’égide de la Fédération équestre internationale et la Fédération royale marocaine des sports équestres, le prince héritier Moulay El Hassan a remis le Grand Prix au vainqueur. Le prince Héritier Moulay El Hassan a également remis les prix aux quatre cavaliers ayant pris les places suivantes au classement, à savoir dans l’ordre: Pius Schwizer de Suisse montant Balou Rubin R, Mohamed Bassem du Qatar montant Argelith Squid, Simon Delestre de France montant Gain Line et Severin Hillereau, également de France, montant Radja D’Artemis. Le prince Héritier Moulay El Hassan a, par la suite, posé pour une photo-souvenir avec les cinq meilleurs cavaliers primés. A son départ, Moulay El Hassan a passé en revue un détachement de la garde royale qui rendait les honneurs. La 3è étape du 8è Morocco Royal Tour a mis en lice des cavaliers représentant plus de 20 nations, notamment le Maroc, l'Égypte, la France, l’Angleterre, l'Italie, le Portugal, le Qatar, l'Arabie Saoudite, l'Espagne, la Suisse, la Suède, la Jordanie, la Syrie et les Émirats arabes unis. Les deux premières étapes ont eu lieu, respectivement à Tétouan, du 5 au 8 octobre, et à Rabat, du 12 au 16 octobre. La 10-ème édition du Salon du cheval d’El Jadida s’est tenue sous le haut patronage du roi Mohammed VI du 17 au 22 octobre sous le thème: "le Salon du cheval, 10 ans de fierté et de passion".